Quand la politique devient n’importe quoi, certains descendent dans la rue. D’autres prennent un billet d’avion et changent de pays dans la journée.

Quand ils gagnent moins d’argent, certains se plaignent à leur patron. D’autres montent leur boite et bossent jusqu’à trouver le truc qui leur permet de gagner plus qu’avant sans avoir de patron.

Quand ils n’ont pas assez de clients, certains réclament au gouvernement de protéger leur profession. D’autres en changent, ou passent le même temps à inventer des nouvelles méthodes pour trouver des clients.

Il n’y a pas de meilleure voie que l’autre. Les deux sont valides.

La première est la plus lente. Elle donne rarement des résultats. Mais elle est dévalorisante, parce qu’elle demande de quémander, et de sans cesse dépendre des autres. Pourtant, elle permet à la société, parfois, d’avancer.

La deuxième est la plus rapide. Elle donne souvent des résultats immédiats. Elle aide aussi à garder son respect pour soi-même : pas besoin de réclamer, de mendier, ni de quémander.
Elle permet aussi à la société de progresser, mais d’une autre façon : en créant de la concurrence, et donc en stimulant l’innovation et le changement.

Bref, il y a la façon lente, et la façon radicale.

La façon qui dépend des autres, et la façon qui ne dépend que de soi.

La façon qui demande de convaincre tout le monde d’avoir le même projet que soi, et la façon où il suffit de la volonté d’un seul pour que le projet démarre.

La façon où il s’agit de réclamer, d’insister et de négocier, et la façon où il suffit de dire merde, et de faire le truc tout seul.

Certains sont incapables de suivre la deuxième façon, parce qu’ils n’ont pas la mentalité pour ça.

Et d’autres, comme moi par exemple, sont incapables de suivre la première façon, parce que ça va toujours trop lentement.

Chacun sa route : moi j’ai choisi la mienne depuis un moment...

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.