On cherche parfois l'activité parfaite.

On regarde ce que font les autres, et on se dit qu'on devrait faire comme eux, parce que ça a l'air de bien marcher.

Mais on oublie qui on est.

Imagine que Nicki Minaj se pose la même question.
Peut être qu'irait regarder comment travaillait Aznavour, être impressionnée par la longévité de sa carrière, et se mette à vouloir faire pareil que lui.

Ça ne ressemblerait plus à rien, parce que Nicki Minaj n'est pas Aznavour, et qu'Aznavour n'est pas Nicki Minaj.

Les deux ont des talents qui ne sont pas les mêmes.

On n'aurait pas demandé à Mozart de faire du Eminem, ni à Daft Punk de faire du Edith Piaf.

Chacun a des talents. Sa façon de s'exprimer. Son style. Son vécu. Ses références. Et les expériences qui l'ont façonné.

Ça paraît évident pour la musique, mais ça l'est souvent moins pour le business.

Pourtant, à essayer de regarder ce que font les autres pour savoir ce qui marche le mieux, on en vient à oublier qu'on est quelqu'un de différent de tous, et qu'on a des forces que les autres n'ont pas.

La morale de l'histoire, c'est qu'il faut faire ce qu'on peut faire de mieux. Amplifier les possibilités qu'on a déjà. Bâtir sur ses talents.

Et laisser les autres faire la même chose avec les leurs.

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.