On est à deux doigts de revivre une transition identique à celle d’il y a une dizaine d’années, à la fin de la grande époque des ebooks.

Les formations vidéo n’existaient pas encore, ou très peu, parce que les débits n’étaient pas encore développés.

A l’époque, beaucoup de marketeurs vendaient des ebooks, sur des plateformes comme Clickbank.

Et au fil des années, ce marché est devenu saturé :

De plus en plus de personnes peu formées, avec peu de connaissances de fond, vendaient des produits d’information qui promettaient des résultats de plus en plus incroyables :

La fortune en appuyant sur un bouton.
La minceur en 2 minutes d’exercices par jour.

C’était la même chose qu’aujourd’hui : si un autre marketeur faisait une promesse, et que tu voulais réussir à vendre ton produit, alors il fallait faire une promesse encore plus grosse que lui.

Au final, ce qui s’est passé, c’est que le secteur entier a perdu toute crédibilité.

Moi, comme d’autres, on appelait nos ebooks « guides pratiques », pour ne pas être assimilés à ça. On n’utilisait jamais le mot ebook, qui était vraiment connoté et qui sentait sale.

Ce qui s’est passé ensuite, c’est que le secteur en question est mort. La plupart des créateurs n’ont même pas pu se reconvertir dans la formation vidéo une fois que le marché avait changé.

Certains sont encore là, mais très peu.

Est-ce qu’on est en train de vivre la même chose aujourd’hui avec la formation vidéo, les conférences, et les formats assimilés ?

Je pense que oui.

Et c’est la raison pour laquelle c’est le moment de revenir à des choses plus conservatrices. Et plus respectueuses des clients.

Ça fait des années que je ne fais plus de promesses de résultats chiffrées, pour cette raison.

Quand le machin va partir en live, ceux qui survivront sont ceux qui font du travail de fond. Comme à chaque fois qu’une transition de ce genre se produit.

La place où personne ne voudra être, c’est celle où la seule valeur de ton travail serait une promesse de résultat.

Si il n’y a pas de fond, si tu n’as pas bâti une relation de confiance le moment venu, alors ça risque bien d’être la fin.

Aux Etats-Unis, ils ont quelques années d’avance sur nous là dessus :

Ceux qui avaient fait carrière en promettant gros sans toujours fournir de fond derrière, ils sont déjà en galère depuis un bon moment. Je ne vais pas citer de noms, mais les héros de notre jeunesse (à moi et à d’autres) dans le domaine du marketing sont en bien mauvaise posture aujourd’hui.

Les seuls qui s’en sortent, et pour qui je ne me fais pas de souci ? Ce sont ceux qui font des contenus de fond, et pas seulement des promesses.
Neil Patel, Ramit Sethi, Pat Flynn et d’autres (Qu’on aime ou pas leur travail, d’ailleurs. Ce n’est pas la question).

Ceux qui promettaient la lune, là bas, ils sont déjà en galère depuis bien des années, et ça fait de la peine à voir. Surtout quand on connaît le talent de certains d’entre-eux, et les résultats qu’ils avaient avant.

Au moment où la transition va arriver chez nous, ça va faire un carnage.

Il est temps de s’y préparer en faisant des contenus qui n’attirent pas les gens que par une promesse, mais qui les attirent parce qu’il y a du fond dedans.

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.