Souvent, le contexte qui nous a permis de réussir un projet disparaît lorsqu’on l’a réussi.

Certains ont une soif de succès et une force immense pour travailler, parce qu’ils vivent une vie insupportable et qu’ils veulent absolument s’en libérer, par n’importe quel moyen.

Mais une fois qu’ils ont réussi et que leur vie est devenue confortable, alors ils n’ont plus la même motivation, parce que leur contexte a changé.

Certains sont seuls quand ils se lancent, et travaillent dans le calme. Ils ne sont jamais interrompus, et c’est facile pour eux de se concentrer à fond sur leurs projets… parce que personne ne vient jamais les interrompre.

Mais une fois qu’ils ont réussi, ils croulent sous les emails, les coups de fils, les partenariats possibles, les demandes… si bien qu’ils n’arrivent plus à retrouver le calme et la concentration qui leur avaient permis d’en arriver là.

D’autres n’ont pas le choix quand ils se lancent. Ils n’ont pas de moyens, et n’ont qu’un seul talent. Et du coup, ils foncent sans trop se poser de questions, vu que rien d’autre ne leur est possible.

Mais une fois qu’ils ont réussi et qu’ils peuvent embaucher des employés ou des sous-traitants, beaucoup plus de choix s’offrent à eux. Peut être même trop : ils se retrouvent souvent incapables d’agir, tellement il y a de voies qui sont devenues possibles (c’est ce qu’on appelle la paralysie du choix).

Lorsqu’on a réussi quelque chose, même un tout petit projet, c’est important de faire un petit retour en arrière et de se demander quel était le contexte qui nous a permis d’en arriver là. Et de rester vigilant, pour ne pas qu’une première réussite rende les suivantes difficiles, parce que le contexte aura changé…

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.