Vacciner quelqu’un, ça consiste à lui faire goûter une maladie à toute petite dose, pour qu’il développe ses propres résistances par lui-même.

En persuasion, c’est pareil.

Vacciner quelqu’un, ça consiste à lui faire goûter au pire de ce qui pourrait lui arriver. Pour qu’il développe ses propres résistances par lui-même.

Il y a une partie de mes argumentaires que j’appelle « Apocalypse ».

Ça consiste à faire imaginer au client le pire de ce qui pourrait lui arriver s’il ne trouvait pas de solution à son problème.

Les espoirs déçus. Le sentiment d’inaptitude. La gêne, parfois même la honte. La perte de toutes ces années de travail et d’efforts.

On lui fait goûter à ça, à petite dose. Juste en lui laissant imaginer ce qu’il ressentira à ce moment là.

Et ça fonctionne comme un vaccin : c’est le client lui-même qui va développer ses propres résistances.

Plus que tous les arguments qu’on pourrait lui donner, plus que toutes les preuves qu’on pourrait trouver, ce qui va le convaincre, c’est ce que LUI a imaginé de pire.

Il va se créer ses PROPRES arguments pour éviter de vivre ça, comme un patient crée ses propres anticorps pour éviter la maladie. Il n’a plus besoin de nous pour être convaincu.

Vaccine tes clients dans chaque argumentaire en leur faisant goûter au pire. En les laissant imaginer les horreurs qu’ils vont vivre s’il ne trouvent pas de solution à leurs problèmes.

Et puis laisse-les fabriquer leurs propres anticorps, et se convaincre eux-mêmes...

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.