On n’attrape pas une souris en lui courant après.
Elle se cache dans une cloison, et on rentre bredouille.

On attrape une souris avec un morceau de fromage.

Faites du business ou chasse la souris : la réussite n’est pas dans la course, elle est dans le fromage.

Pourquoi les chasseurs d’opportunités échouent :

On en connaît tous un. Au moins.

Les chasseurs d’opportunités vivent de "bons plans" éphémères. Puis tentent de survivre jusqu’à leur prochain coup.

Comme ils pensent à court terme, ils n’ont pas de remords à tromper leurs clients. Une bonne affaire pour eux, se résume par des mots comme “Je l’ai bien eu, le boulet”, ou encore “Ça y est, la vieille a lâché l’oseille”.

Le client est une proie, le chasseur d’opportunités est un prédateur.

Le problème, c’est que la jungle est un milieu hostile. Même les prédateurs n’y survivent pas longtemps.

Tu en connais beaucoup, des gens comme ça qui ont bâti des empires ? Qui ont fait fortune ? D’habitude, leur succès s’arrête à celui de la rue, du quartier ou de la micro-niche dans laquelle ils chassent.

Pour aller plus loin, il leur faudrait un fromage.

Chasse avec un fromage :

Au lieu de courir après la souris, attire-là. Fais-là venir à toi.

Au lieu de courir après tes clients, de démarcher au téléphone, de distribuer des flyers dans la rue ou d’envoyer des spams, déballe un bon morceau de fromage.

Plus le fromage est bon, plus ils seront nombreux à courir vers toi.
Et tu ne vas pas les capturer.

Tu vas leur vendre un autre morceau de fromage. Encore plus gros, et encore meilleur que celui qui les a fait venir.

Pendant que l’opportuniste court après ses proies, toi, tu crées du désir. C’est moins fatiguant, c’est moins aléatoire, et c’est plus gratifiant.

(Ca ne fonctionne pas qu’en business. C’est vrai aussi quand on cherche un emploi,  des investisseurs...).

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.