Les gens font des choses qu’ils détestent pour pouvoir acheter des trucs dont ils n’ont pas besoin, afin d’impressionner des gens qu’ils n’aiment pas.

Cette phrase n’est pas de moi : elle circule dans pas mal de livres, et c’est difficile d’en trouver la source originale.

N’empêche que quand on la lit, on se dit que le monde est fou.

Qu’un peu de recul est nécessaire de temps en temps.

Et que quand on est engagé dans une course, ça peut faire du bien de s’arrêter quand même l’espace de deux minutes pour se demander si on a bien choisi la bonne route.

Quand on est dans l’action, quand la machine est lancée, on a des œillères. On ne fait plus attention au pourquoi. On pense juste au pas qu’on va faire après.

Le risque, si on ne s’arrête pas deux minutes pour réfléchir, c’est de se retrouver à la fin de sa vie en l’ayant passée à faire des choses qu’on déteste pour pouvoir acheter des trucs dont on n’a pas besoin, afin d’impressionner des gens qu’on n’aime pas.

Ça serait un peu triste.

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.