Ce qui est vraiment difficile, c’est de se mettre au travail.

De démarrer une tâche.

Mais beaucoup moins de continuer une fois qu’on a commencé.

Par exemple, si tu écris un article, le plus difficile c’est de trouver une idée, d’ouvrir ton logiciel, et d’écrire les premières lignes. C’est lors du démarrage que tu as le plus de risques de remettre le travail à plus tard.

Par contre, quand tu as déjà écrit 20 lignes, c’est facile d’en écrire une 21ème et une 22ème.

Les démarrages sont les plus difficiles.

Si tu essayes de te mettre au sport, tu le sais bien : ce qui est dur, ce n’est pas de faire une foulée de plus quand on vient d’en faire cent. Ce qui est dur, c’est de mettre son jogging et ses chaussures de sport, de sortir dehors, et de faire le tout premier pas.

C’est la raison pour laquelle la plus grosse astuce d’efficacité jamais inventée consiste juste à… limiter au maximum les démarrages.

A chaque fois que tu es interrompu, tu dois redémarrer.

Et à chaque fois que tu redémarres, tu dois fournir les mêmes efforts que ceux qui sont nécessaires lors d’un démarrage.

A chaque fois aussi, tu prends le risque d’abandonner et de remettre la tâche à plus tard.

Les interruptions, c’est donc l’ennemi numéro un.

Elles te bouffent une énergie folle, qui aurait pu être utilisée pour accomplir davantage.

Elles multiplient par dix ou par cent le risque de procrastiner.

Bref, les interruptions, c’est le mal.

C’est la raison pour laquelle il est crucial de faire en sorte qu’on ne puisse pas physiquement t’interrompre lorsque tu travailles.

Souvent, nos proches ont du mal à comprendre que ce n’est pas parce qu’on travaille à la maison qu’on peut être interrompu pour autant toutes les cinq minutes.

Beaucoup d’indépendants ont besoin d’avoir une discussion importante avec leur partenaire, et avec leurs enfants s’ils en ont :

Lorsque tu travailles, on ne PEUT PAS venir t’interrompre, sauf s’il y a le feu à la maison.

Si c’est possible, on travaillera dans une pièce à part.

Et on peut soit :

1- Décider d’horaires fixes, pendant lesquels nos proches sont d’accord pour ne jamais nous interrompre, quelle que soit la raison…

2- Placer une pancarte “Ne pas déranger” sur sa poignée de porte, comme dans les hôtels… ou même un panneau « occupé ».

Ou bien une lampe comme celles qui s’affichent dans les studios de radio lorsqu’un enregistrement est en cours…

Bien entendu, on placera son téléphone en mode “Ne pas déranger”. Et on limitera ou on éliminera les notifications sur son ordinateur (chez moi, j’ai tout désactivé. Je ne reçois aucune notification sur mon ordinateur et sur ma tablette depuis des années, et j’ai quand même réussi à survivre…).

En ce qui concerne la famille, il ne s’agit pas de s’isoler pendant toute la journée, mais d’alterner les moments où l’on travaille, et ceux où l’on est ensemble, plutôt que de les mélanger.

Rien que ça, ça permet de doubler la facilité qu’on a a travailler, et de diviser peut être par dix le risque de procrastination.

Ça permet aussi de profiter davantage des moments partagés ensemble : on peut enfin s’y impliquer à fond.

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.