Certains croient que travailler bien, se donner à fond, et même se forcer un peu, ça mérite obligatoirement un résultat.

Alors c’est ce qu’ils font.
Et ils ne font pas beaucoup plus que ça, en se disant que ça suffira.

Après quelques mois ou quelques années, pourtant, les résultats ne viennent pas.

Leurs parents, leurs profs et même les entrepreneurs qu’ils prenaient pour modèles leur avaient pourtant promis : si tu travailles bien et que tu te donnes à fond, alors tu auras un résultat.

Mais le résultat, ils ne l’ont toujours pas vu venir. Et au bout d’un moment, ils se demandent si on ne leur aurait pas menti.

Pire encore :

Parfois, ils regardent des vidéos sur YouTube, sur l’entreprenariat.
Et ils écoutent les conseils des puritains.

Les puritains, c’est une sorte de secte dans laquelle on croit que plus on souffre, plus on se prive, plus on mérite un résultat.

Ça existe partout : dans les religions, ce sont ceux qui se flagellent ou se privent de tout pour mériter le paradis.
Dans l’entreprenariat, ce sont ceux qui prêchent qu’il suffit de se lever à 4h du matin et de travailler 15 heures par jour pour mériter des gros revenus.

Et ce sont des menteurs.

Dans les religions, les puritains sont souvent les pires de tous. Ce sont souvent ceux qui méprisent leur prochain et qui se sentent supérieurs aux autres parce qu’ils font plus de sacrifices que la moyenne.

Et dans l’entreprenariat aussi.
Les puritains, ce sont ceux qui se tapent la tête contre un mur alors qu’il y a une porte à côté.
Ceux qui utilisent la force quand on peut utiliser l’intelligence ou l’astuce.
Ceux qui prêchent la motivation, quand il est pourtant si simple d’automatiser et de systématiser.
Ceux qui méprisent l’intelligence pour glorifier la testostérone et les instincts primitifs.

Travailler plus dur que les autres, ça n’a jamais fait mériter un salaire plus élevé.
Sinon, ce seraient les mineurs de charbon qui habiteraient les beaux quartiers, et ça se saurait.

Travailler dur c’est bien, à condition de réfléchir avant.

Les bonnes idées ont toujours mieux fonctionné que le travail acharné.

Rien de nouveau : il suffit de regarder tes proches. De les classer sur une liste, de celui qui travaille le plus à celui qui travaille le moins.

La place qu’ils vont avoir dans la liste sera rarement proportionnelle à leurs revenus...

Alors quoi faire ?

Il ne s’agit pas de glander dans un hamac en attendant que les clients viennent.

Il s’agit de travailler intelligemment, plutôt que de travailler dur. Ou mieux encore, de faire les deux à la fois.

La mesure du travail qui apporte des résultats, c’est l’intelligence qu’on y met. Et rarement la force.

A moins que ton métier consiste à déplacer des cailloux à la main, la force ne va jamais te servir à grand chose.

Au contraire : elle donne la fausse satisfaction d’avoir bien travaillé parce qu’on se sent fatigué et qu’on a donné tous ses efforts.

Mais ce n’est jamais ça qui a fait venir les clients.

Les clients ne viennent pas chez toi parce qu’ils se disent : "Le pauvre, il a beaucoup travaillé et beaucoup souffert, il faut acheter chez lui pour récompenser son effort."

Ça, ça n’arrive jamais.

Les clients viennent chez toi pour une raison, et une seule : ils trouvent plus d’intérêt à posséder ton produit qu’à garder la somme d’argent équivalente à son prix.

Et pour faire en sorte que ça arrive, la force est rarement la meilleure méthode...

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.