7% de la population souffre de dépression.

Mais pour les créateurs d'entreprise (en tous cas dans les startups), le chiffre monte à 30%.
Et 50% atteignent le burn-out.

Source : https://www.entrepreneur.com/article/333631

Selon le même article qui cite un modèle établi par des psychologues, le burn-out fonctionne en 12 étapes :

1- Compulsion à vouloir prouver qu'on a de la valeur et à la démontrer

2- Travailler dur sans être capable d'arrêter

3- Négliger ses besoins de base : sommeil, interactions sociales, repas corrects...

4- On ignore ses conflits et problèmes à gérer, on les laisse de côté

5- Nos valeurs se retrouvent changées : les amitiés, les passions qu'on avait avant sont oubliées ou laissées de côté

6- Déni : on voit les autres comme stupides. On devient agressif et cynique

7- Repli : la vie sociale devient inexistante

8- On change nos comportements, et nos proches le remarquent tellement c'est évident

9- Dépersonnalisation : on voit soi même et les autres comme sans valeur

10- On se sent vide à l'intérieur de soi

11- Dépression : on se sent perdu, épuisé. Le futur semble glauque.

12- Burn-out : effondrement mental et physique

Le truc c'est qu'on travaille trop souvent sur le court terme.
On se donne à fond pour avoir des résultats aujourd'hui ou cette semaine.

Mais sur le long terme, la mentalité "hustle" ne fonctionne pas.
Pour plusieurs raisons :

  • On est uniquement concentré sur le court terme, et on laisse de côté les enjeux à moyen long terme
    On est dans les obligations immédiates, et on oublie la stratégie.
  • Le corps et l'esprit ne peuvent pas tenir comme ça sur le long terme sans faire appel à des substances (Adderall aux US, en Europe souvent des substances illégales)
    On en parle peu mais leur consommation est généralisée parmi ceux qui sont toujours "à fond" et qui ne s'arrêtent jamais.
    Le corps et l'esprit ne sont pas faits pour être toujours sur "on"
  • Ça conduit inévitablement au burn-out
    On culpabilise parfois quand on fait une pause. Quand on arrête de courir pour un moment.

Alors que...

C'est souvent dans les moments de repos qu'on a les plus grands déclics.

Les idées du siècle ne viennent pas quand on est coincé les yeux devant un écran.

Elles viennent quand on se promène dans un parc ou sur une plage. Quand on prend un bain chaud. Quand on regarde défiler le paysage à l'arrière d'une voiture.

Les plus grandes idées qu'on a eu dans nos vies, elles sont souvent venues dans ces moments de repos.

En tous cas pour moi ça a été le cas à chaque fois.

Et c'est aussi la raison pour laquelle c'est important de pouvoir accepter de se reposer parfois, sans pour autant s'en sentir coupable.

On a tous bien galéré en 2020.

Pour certains d'entre nous, c'était la pire année de leur vie sur tous les plans.
On en a tous chié.

Et on mérite de se reposer enfin pour les fêtes. De se reposer vraiment.

Pas comme à chaque fois où on se dit "je vais me reposer" et puis qu'on continue quand même à regarder ses stats et à bosser, quasiment en cachette de soi-même.

Mais à profiter de ce moment des fêtes pour faire le vide total. Pour laisser notre intelligence recoller les morceaux, un peu comme on fragmente un disque dur pour qu'il soit plus performant après.

S'il y a un moment où ça serait bête de se sentir coupable de se reposer, ce sont bien les fêtes de l'année 2020.

On reviendra en janvier avec des idées neuves, des grands déclics certainement, et plein de projets tout neufs.

Ça ne veut pas dire que la clé, ça serait de ne jamais rien glander.

Ça veut dire que ça marche sous la forme de cycles. Comme les saisons.

Si c'était l'été tout le temps, toute la nature crèverait en moins d'1 an.

Elle a besoin de traverser tout le cycle pour fonctionner correctement.
Et c'est pareil pour les humains.

Les périodes de repos sont aussi importantes que les périodes où on se donne à fond.

Les coureurs de marathon ne courent pas de la même façon que ceux qui font des sprints.

Sinon, on serait obligé de les récupérer sur le bas côté, à l'éponge.

La plupart d'entre-nous sont dans un projet de marathon.
On n'est pas dans un sprint qui ne s'arrêterait jamais.

Le souci c'est que quand on applique les méthodes du sprint à un marathon, on n'arrive souvent pas très loin.