Le blog de Jean Rivière

Organiser ses journées, c’est comme se nourrir.

Si on ne mange pas de fruits et légumes, alors on se sent mal parce qu’on a une carence.

Et c’est pareil si on ne mange pas de protéines.

Une alimentation équilibrée permet d’être fonctionnel et de bien se sentir, mais on oublie souvent que c’est la même chose avec son emploi du temps.

Un emploi du temps dans lequel il y a des carences, c’est un emploi du temps qui empêche de s’accomplir et d’être heureux.

Pour bien vivre, un humain a besoin de ces quatre ingrédients tous les jours :

1- Travail intellectuel

2- Travail manuel

3- Socialisation

4- Repos et déconnection.

Il suffit de se créer un programme quotidien qui contient ces quatre ingrédients pour avoir le sentiment d’avoir passé une bonne journée bien remplie.

1- Le travail intellectuel :

Le travail intellectuel, c’est l’apprentissage, la lecture, la réflection.

Dans certains cas, comme dans le mien, c’est l’essentiel du travail qu’on fait pour gagner sa vie.

Le travail intellectuel doit avoir un but. Un objectif qu’on essaye d’atteindre, un rêve qu’on tente de réaliser.

Sinon, on n’y prendra pas le même plaisir, et on ressentira toujours une sensation de manque.

2- Le travail manuel :

Pour un bûcheron, ça consiste à déplacer des rondins.

Mais quand on travaille sur le web on qu’on a un métier intellectuel, ça consiste à faire du sport, du jardinage ou de la marche.

L’idée, c’est de ne jamais faire qu’un seul des deux types de travail dans la même journée.

On compense le travail intellectuel par une période de travail manuel. Ou l’inverse, si on a une activité professionnelle manuelle.

De la même façon que pour le travail intellectuel, il est nécessaire d’avoir des objectifs à réaliser. Sinon, on ne prendra pas le même plaisir.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle j’appelle ça « travail » et non pas « activité » : il s’agit de bosser pour atteindre un but.

3- La socialisation :

Une bonne journée, c’est une journée dans laquelle on prend le temps d’avoir des vraies discussions.

Quand on est en famille, on prend des vrais repas ensemble, plutôt que de se nourrir à la va-vite chacun à une heure différente.

Quand on travaille en voyageant, on profite des soirées pour faire des rencontres au lieu de rester encore scotché devant un écran.

Les gens qui travaillent beaucoup voient parfois la socialisation comme un « plus », quelque chose d’optionnel qu’ils ne font que quand ils ont le temps.

Mais sans prendre le temps de vraiment socialiser tous les jours, même lorsque les journées sont bien remplies, on vit avec une carence, et on ne peut pas se sentir vraiment accompli.

4- Repos et déconnection :

On travaille mieux et plus vite quand on est reposé. Se pousser tant qu’on peut, c’est contre-productif.

Pour déconnecter, certains font une séance de méditation tous les jours. D’autres vont promener leur chien dans un parc.

Peu-importe : ce qui compte, c’est de sortir de son univers habituel, de faire une vraie cassure, et de voir autre chose que son environnement immédiat.

Ça aussi, ça semble souvent optionnel à ceux qui travaillent beaucoup.

Pourtant, c’est souvent ça qui fournit le recul nécessaire pour trouver les meilleures idées.

Les grands déclics viennent rarement en regardant un écran. Ils arrivent quand on regarde un beau paysage ou un ciel étoilé. Quand on prend un bon bain chaud. Ou quand on se promène en forêt.

Bref, quand on est déconnecté de son environnement habituel.

La recette d’une journée complète, c’est donc ça : une dose de travail intellectuel, une dose de travail manuel, une dose de socialisation, et une dose de déconnection.

Si on enlève un seul ingrédient, alors on souffrira d’une carence...

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.