Tu crois que tu ne réussiras jamais sur le web parce que tu n’as pas un physique d’Instagrameur ?

Tu as essayé de faire des vidéos YouTube, mais le truc ressemble plus à un écran de vidéosurveillance qu’à du Cyprien ?

Alors j’ai deux questions à te poser…

Est-ce que tu as déjà pensé aux auteurs de livres qui cartonnent sur les réseaux ?

Est-ce que tu as déjà pensé aux activistes, aux penseurs, aux politiciens, même, qui arrivent à fasciner et à rassembler les gens autour de leurs contenus ?

Beaucoup d’entre-eux sont bien plus moches que toi.
Beaucoup d’entre-eux sont bien plus vieux que toi.

La seule différence ?

Ils n’essayent pas de jouer à un jeu qu’ils ne peuvent pas gagner.

Ils ne vont pas se déguiser en ado, pour aller dire aux jeunes « Yo, ça farte ? »

Ils savent qui ils sont.
Ils l’assument.
Et ils ont appris à en tirer le meilleur.

On a chacun des atouts.
On est chacun meilleur que la moyenne des gens, sur une, deux ou trois choses bien précises.

Et quand on en parle, dans un format qui nous correspond, les gens se taisent et ils écoutent.

Par contre, quand on essaye de jouer dans un jeu qu’on ne peut pas gagner, c’est là qu’on passe pour un guignol.

C’est un peu comme si tu te pointais sur la scène d’un concert de Marylin Manson habillé en hippie, avec un ukulélé à la main.

Les gens te jetteraient des tomates. Ils se moqueraient.

Mais ce n’est pas parce que tu es nul.
Peut être bien que tu es un génie de l’ukulélé.

C’est juste que tu t’es trompé de scène.

Bien choisir sa scène, et trouver des formats dans lesquels on peut devenir excellent en venant comme on est, c’est la clé qui pourrait bien te permettre de révéler enfin le meilleur de toi même.

De montrer au monde qui tu es.
Ce dont tu es capable.
Et ce que tu peux transmettre.

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.