Quand on est entrepreneur, on a tendance à être dur avec soi même.

Les jours où on dépasse un palier, on est fier de soi pendant un jour ou une semaine.

Mais quand l’euphorie de la victoire est passée, on se sent incapable dès qu’on repasse en dessous de l’objectif. Et on s’en veut.

La vérité, c’est qu’on ne prend pas assez de recul , et qu’on oublie trop vite toutes les victoires accumulées au fil des ans.

Toutes ces découvertes, tous ces projets qui semblaient impossibles et qu’on a réussi quand même à réaliser.

On oublie aussi tout ce qu’on a créé, tout ce qu’on a construit, et tous les gens qu’on a pu aider.

On ne pense qu’au futur, qu’à ce qui vient après.

Mais parfois ça fait du bien de regarder en arrière pour s’encourager.

Quand on gravit un sommet, qu’on fait une pause en haut de la première colline, et puis qu’on contemple le chemin déjà parcouru, on est fier.

Et on se dit que si on a déjà réussi ça, alors on sera bien capable de réussir aussi ce qui viendra ensuite.

Parmi les personnes qui sont me lisent, la grande majorité a déjà accompli bien davantage que l’humain moyen.

On est de gens qui se forment. Des gens qui essayent. Des gens qui testent. Des gens qui se donnent à fond pour construire des rêves un peu fous. Des gens qui refusent de subir une existence formatée, qui serait identique à celle de tous les autres.

Parfois on échoue.

Parfois même, on enchaine les échecs.

Parfois on se sent moins capable qu’un collègue.

Mais pourtant, quand on regarde en arrière, on sait que l’avenir a toutes les chances d’être beau.

Dur peut être, mais beau.

Parce que si on n’aimait pas que ce soit dur, on n’aurait pas choisi cette voie là.

Quand c’est trop facile, il n’y a pas de quoi être fier d’avoir réussi, et ça n’apporte jamais la même satisfaction que d’arriver en haut d’un sommet pour pouvoir contempler les efforts qu’on a mis pour y parvenir.

Cet article est tiré de "Rejoins le Mouvement", le journal quotidien des créateurs. Tu peux le recevoir gratuitement par e-mail chaque matin.